When you are in love with a story, you have to take your time to follow it and to fall in love again one time. You need some time. And I need to be in love with a story because I am going to spend four years of my life inside without pleasure, without seeing anybody, you work 16 hours per day and at the weekend and I need to be in love with each detail.
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28 de agosto de 2010
24 de agosto de 2010
22 de agosto de 2010
17 de agosto de 2010
Neuf mois plus tard naissait Amélie Poulain.
Le trois Septembre 1974 à 18 heures 28 minutes et 32 secondes, une mouche bleue de la famille des Calliphoridae capable de produire 14 670 battements d'ailes à la minute se posait rue saint Vincent à Montmartre.
A la même seconde à la terrasse d'un restaurant à deux pas du moulin de la galette, le vent s'engouffrait comme par magie sous une nappe, faisant danser les verres sans que personne ne s'en aperçoive.
Au même instant, au cinquième étage du 28 de l'avenue Trudel dans le neuvième arrondissement. Eugène Colère de retour de l'enterrement de son meilleur ami Emile Maginot en effaçait le nom de son carnet d'adresses.
Toujours à la même seconde un spermatozoïde pourvu d'un chromosome X appartenant à monsieur Raphaël Poulain se détachait du peloton pour atteindre l'ovule appartenant à madame Poulain née Amandine Fouet.
Neuf mois plus tard naissait
Amélie Poulain.
Amélie Poulain.
13 de mayo de 2010
Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ♥ Citations
Car rater sa vie est un droit inaliénable.
- Vous croyez aux miracles mademoiselle ?
- Pas aujourd’hui, non.
Vous au moins vous ne risquez pas d’être un légume puisque même un artichaut a du cœur
Sans toi les émotions d’aujourd’hui ne sont que la peau morte des émotions d’autrefois.
Monsieur, quand le doigt montre le ciel, l’imbécile regarde le doigt.
- Tu m’éclaires. Ce type de roucoulements, c’est prénuptial ou postcoïtal ?
- Et ta connerie ? Elle est congénitale ?
C’est l’angoisse du temps qui passe qui nous fait tant parler du temps qu’il fait.
J’ai eu deux crises cardiaques, et j’ai du me faire avorter parce que j’ai pris du crack pendant que j’étais enceinte, en dehors de ça tout va bien.
La vie n’est que l’interminable répétition d’une représentation qui n’aura jamais lieu.
Vous n’avez pas les os en verre, vous pouvez vous cogner à la vie.
Comme quoi, une femme sans amour c’est comme une fleur sans soleil, ça dépérit...
- Quel malheur pour une fois qu’une princesse était jeune et jolie...
- Vous voulez dire que si elle avait été vieille et moche c’était moins grave ?
- Bah oui quand même ! Regardez mère Thérésa
J’ai soudain le sentiment étrange d’être en harmonie avec moi-même, tout est parfait en cet instant, la douceur de la lumière, ce petit parfum dans l’air, la rumeur tranquille de la ville. J’inspire profondément car la vie me parait alors si simple, qu’un élan d’amour me donne tout à coup envie d’aider l’humanité tout entière.
La chance c’est comme le Tour de France : on l’attend longtemps et ça passe vite !
Rater sa vie est un droit aliénable.
C’est drôle la vie. Quand on est gosse, le temps n’en finit pas de se trainer, et puis du jour au lendemain on a comme ça 50 ans. Et l’enfance tout ce qui l’en reste ça tient dans une petite boite. Une petite boite rouillée
Je suis la belette de personne.
Il faut que ça respire une femme. Elle tient la même réplique dans 'Un air de famille'.
12 de mayo de 2010
Et moi je vous laisse ici
Venez j’vais vous aider. On descend. Et Hop c’est parti !
Là on croise la veuve du tambour de la fanfare.
Elle porte l’apparence de son mari depuis qu’il est mort.
Attention Hop ! Tiens l’enseigne de la boucherie chevaline a perdu une oreille.
Ce rire c’est celui du mari de la fleuriste, il a des petites rides
de malice au coin des yeux.
Oh dans la vitrine de la pâtisserie y’a des sucettes pierrot Gourmand !
Humm vous sentez ce parfum ?
C’est Péponne qui fait goûter ses melons aux clients.
Ah, chez Marion, ils font de la glace aux calissons.
On passe devant la charcuterie : 79 le jambon à l’os, 45 le travers demi sec.
On arrive chez le fromager 12,90 les picotouls de l’Ardèche
et 23,90 le capitoul du Poitou.
Chez le boucher, il y a un bébé qui regarde
un chien qui regarde les poulets rôtis.
Voilà, maintenant on est devant le petit kiosque à journaux,
juste devant l’entrée du métro.Et moi je vous laisse ici.
Au revoir.
10 de mayo de 2010
Le sentiment étrange d’être en harmonie avec moi-même
J’ai soudain le sentiment étrange d’être en harmonie avec moi-même, tout est parfait en cet instant, la douceur de la lumière, ce petit parfum dans l’air, la rumeur tranquille de la ville. J’inspire profondément car la vie me parait alors si simple, qu’un élan d’amour me donne tout à coup envie d’aider l’humanité tout entière.
Elle aime sa façon de saisir les endives...
C’est vrai que Lucien n’est peut-être pas un génie
mais Amélie l’aime bien.
Elle aime sa façon de saisir les endives comme si c’étaient
des objets précieux qu’il devait manipuler avec respect.
C’est sa manière à lui de manifester son amour du travail bien fait.
mais Amélie l’aime bien.
Elle aime sa façon de saisir les endives comme si c’étaient
des objets précieux qu’il devait manipuler avec respect.
C’est sa manière à lui de manifester son amour du travail bien fait.
9 de mayo de 2010
Amélie n'a de refuge que dans le monde qu'elle invente
Amélie a six ans. Comme toutes les petites filles, elle aimerait que son père la serre dans ses bras de temps en temps. Mais il n'a de contact physique avec elle qu'au cours de l'examen médical mensuel.
La fillette, bouleversée par cette intimité exceptionnelle, ne peut empêcher son coeur de battre la chamade. Dès lors, son père la croit victime d'une anomalie cardiaque. A cause de cette maladie fictive, la petite Amélie ne va pas à l'école.
C'est sa mère qui lui tient lieu de préceptrice.
Privée du contact des autres enfants, ballotée entre la fébrilité de sa mère et la distance glaciale de son père, Amélie n'a de refuge que dans le monde qu'elle invente. Dans ce monde, les disques vynils sont fabriqués comme des crêpes. Et la femme du voisin, dans le coma depuis des mois, a en réalité choisi d'effectuer d'une traite la totalité de ses heures de sommeil.
Le seul ami d'Amélie s'appelle 'le cachalot'. Malheureusement, l'ambiance familiale a rendu le poisson rouge neurasthénique et suicidaire
La fillette, bouleversée par cette intimité exceptionnelle, ne peut empêcher son coeur de battre la chamade. Dès lors, son père la croit victime d'une anomalie cardiaque. A cause de cette maladie fictive, la petite Amélie ne va pas à l'école.
C'est sa mère qui lui tient lieu de préceptrice.
Privée du contact des autres enfants, ballotée entre la fébrilité de sa mère et la distance glaciale de son père, Amélie n'a de refuge que dans le monde qu'elle invente. Dans ce monde, les disques vynils sont fabriqués comme des crêpes. Et la femme du voisin, dans le coma depuis des mois, a en réalité choisi d'effectuer d'une traite la totalité de ses heures de sommeil.
Le seul ami d'Amélie s'appelle 'le cachalot'. Malheureusement, l'ambiance familiale a rendu le poisson rouge neurasthénique et suicidaire
22 de abril de 2010
Nino Quincampoix & Amélie Poulain
Amélie:
Madone des mal-aimés, marraine des laissées-pour-compte, ange gardien, fille de son père, petit oiseau tombé du nid, Amélie cultive un goût particulier pour les tout petits plaisirs : plonger la main au plus profond d'un sac de grains, briser la croûte des crèmes brulées avec le dos de la petite cuillère ou faire des ricochets sur le Canal Saint-Martin. Petite, elle n'avait qu'un ami, le Cachalot, un poisson rouge à tendance suicidaire.
Phrase fétiche : "Vous au moins, vous ne risquez pas d'être un légume... puisque même un artichaut a du coeur".
Nino:
Il farfouille sous les Photomatons pour sa collection, officie tous les mercredis à la Chenille des Carpathes de la Foire du Trône et à Palace Vidéo, les rois du porno. Un poil timbré, plutôt illuminé, il est obnubilé par un insaisisable type flanqué de baskets rouges.
Phrase fétiche : "Je vous demande si vous êtes épillée. Parce que le tablier de sapeur, aujourd'hui, ça rebute le client."
Madame Wallace, la concierge
Elle, c'est Madeleine Wallace, la concierge d'Amélie. On dit "pleurer comme une Madeleine" et "Wallace"... Il y a les fontaines Wallace... C'est à vous dire si elle était prédestinée aux larmes... Elle habite la loge de l'immeuble d'Amélie, ne crache pas sur le porto et rêve du retour impossible de son mari.
Phrase fétiche : "La greluche qui s'est enfuie avec lui, c'était le genre à écarter les cuisses, mais il fallait du satin."
Lucien, le commis-épicier
Lui, c'est Lucien. C'est vrai que Lucien n'est pas un génie mais Amélie l'aime bien.
C'est "un esthète", il met de l'art dans sa vie et dans sa façon délicate de choisir des endives.
Grâce à Raymond Duffayel, il va apprendre à surmonter sa timidité. Et en même temps leur complicité permettra à Duffayel d'avoir un nouveau regard sur la vie.
Phrase fétiche : "¡Collignon, crêpe chignon! Collignon, face de fion! ¡Collignon, tête à gnons! Collignon, face de fion. Collignon, tête à gnons! Collignon mange des oignon!".
Rodrigue, lui c'est le chat
Rodrigue aime:
- Quant à lui, aime être présent quand on raconte des histoires aux enfants.
Rodrigue, quant à lui, aime ramener des souris crevées sur le tapis du salon et il aime être présent quand on raconte des histoires aux enfants. Il a bien sûr un faible pour Le chat botté.
Philomène, l'hôtesse de l'air
Philomène aime:
- Le bruit du bol d’eau sur le carrelage.
Amélie garde son chat quand elle part. Philomène ne passe la porte des Deux Moulins qu'en coup de vent ; le reste du temps, elle croise à cinq mille mètres d'altitude dans des jets argentés. Philomène est hôtesse de l'air.
21 de abril de 2010
Joseph, l'amoureux éconduit
Joseph aime:
- La seule chose que celui-là aime, c'est crever les pustules des emballages en plastique.
C'est un ex amant de Gina, la collègue d'Amélie. Il a élu domicile dans le café et observe les moindres gestes et paroles de Gina.
Il est un peu maniaque et utilise un dictaphone pour "accumuler" des preuves de la conspiration féminine, qu'il ne manque pas au passage de commenter.
Phrase fétiche :
"Eclaire-moi... Ce type de roucoulement, c'est prénuptial ou post-coïtal ?"
Hippolito, l'écrivain raté.
Hipolito aime:
- Dessus tout, c'est voir à la télé un toréador se faire encorner.
Pendant que Suzanne passe l'éponge sur son ardoise, Hipolito, l'écrivain raté, essuie refus sur refus de toutes les maisons d'édition de France et de Navarre. Son roman Narcisse dilettante raconte l'histoire d'un type qui écrit son journal. Sauf qu'au lieu d'écrire au fur et à mesure ce qui lui arrive, il écrit à l'avance la version catastrophe de ce qui pourrait lui arriver.
Phrase fétiche :
La vie n'est que la répétition interminable
d'une représentation qui n'aura jamais lieu
Gina, la collègue d'Amélie
- C'est faire craquer les os
Certains clients privilégiés ont droit à un étirement de la colonne vertébrale offert par la maison en plus de leur consommation. Si Gina a un enfant un jour, elle l'appellera Maxime, parce qu'un prénom ça prédispose et que les maximes ne sont pas loin des proverbes
Phrase fétiche : Et ta connerie ? Elle est congénitale ?
Georgette, la buraliste
Georgette n'aime pas
- Entendre "le fruit de vos entrailles est béni
Elle, c'est Geogette, la malade imaginaire...
Quand elle n'a pas de migraine, c'est le nerf sciatique qui coince. L'oxyde de carbone la fait tellement tousser qu'elle frôle constamment le décollement de la plèvre.
Elle tient le Tabac du café "les Deux Moulins" où travaille Amélie, et n'a de rapport avec les autres qu'à travers ses plaintes répétées.
"une femme c'est comme une fleur, sans amour ça se flétrit", et Georgette brillera quelque temps grâce à sa relation avec Joseph.
Phrase fétiche :
"Ah bravo ! Vive la France ! Vingt sur vingt ! En plein dans le mille !"
Suzanne, la patronne
- Les sportifs qui pleurent de déception.
Suzanne n’aime pas
- Voir dans son café un homme se faire humilier devant son enfant.
Dans sa jeunesse, lorsqu'elle était danseuse équestre au cirque Médrano,
Suzanne vivait une romance passionnée avec le trapéziste vedette.
Un soir, juste avant qu'elle n'entre en piste, il l'a larguée sans filet. Le cheval sentant sa partenaire toute retournée a perdu l'équilibre. Par mal chance, Suzanne était dessous.
Elle y a laissé sa carrière et trois centimètres de la jambe gauche. Depuis trente ans, elle boitille derrière le zinc de la brasserie des Deux Moulins, rue Lepic. De son passé équestre, il lui reste quelques principes, sur lesquels elle est d'ailleurs à cheval. De son vivant, personne ne s'aviserait par exemple de cuisiner de la viande de cheval sur les fourneaux des Deux Moulins.
A choisir, Suzanne préférerait cuisiner de la viande humaine. On ne dira jamais non plus d'un imbécile qu'il est " bête à bouffer du foin ", de crainte de la voir monter sur ses grands chevaux. Quand elle reconnaît une certaine qualité humaine à quelqu'un, Suzanne dit de lui que ce n'est pas " un mauvais cheval ". Ceux qui ruent dans les brancards, en revanche, elle a vite fait de les remettre au pas. Parce qu'aux Deux Moulins, on connaît très vite celle qui tient les rênes.
Amandine Fouet, la mère d'Amélie
- Avoir les doigts plissés par l'eau chaude du bain.
- être, par quelqu'un qu'elle n'aime pas, effleurée de la main.
- Avoir les plis des draps imprimés sur la joue le matin.
Amandine Poulain aime:
- Les costumes de patineurs artistiques sur TF1.
- Faire briller le parquet avec des patins.
- Vider son sac à main, bien le nettoyer et tout ranger, enfin.
Maman d'Amélie, elle déteste voir ses doigts plissés par l'eau chaude ou avoir les plis des draps imprimés sur la joue le matin. Elle raffole en revanche de vider son sac pour mieux le ranger. Sa fin sera brutale.
Phrase fétiche : "Très bien."
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